Le GAP se fera un plaisir d’accompagner vos manifestations. Toutes les occasions sont bonnes pour faire appel a nos services. Nous pouvons nous joindre à vous pour :
Nous pouvons intervenir lors de vos manifestations sous forme d’intermedes dansants d’une durée adaptée à vos besoins. Un présentateur pourra commenter notre prestation.
Notre groupe vous propose une équipe de 4 à 10 couples de danseurs accompagnée soit par un accordéon, un orchestre de cuivres ou sur CD.
Notre terre, l’Alsace, a été marquée par le passage de nombreuses populations. Ces diverses influences se retrouvent dans nos rythmes musicaux et nos pas de danses.
Le groupe de Berstett évolue sur diverses mélodies des 18eme et 19eme siècles :
Les spectacles mêlent tous ces types de danses et s’articulent autour de plusieurs themes, notamment :
Le Groupe d’Art Populaire a choisi de porter le costume protestant du 19eme siecle, caractéristique du village de Berstett.
La piece maîtresse de ce costume est la jupe a corselet de couleur verte, orné d’un galon fleuri, que les femmes portent a mi-mollet. Sur cette jupe (« rock »), elles mettent un tablier de soie broché ou brodé de compositions florales. Le corselet est lacé sur une chemise de lin bordé de dentelles et assortie a une collerette. Derriere le corselet on aperçoit un magnifique plastron (« stecker ») décoré de motifs de l’art populaire alsacien, avec paillettes, dentelles et perles. Ces motifs se retrouvent sur le petit bonnet de coiffe (« schlupfkapp »), sur lequel se noue un ruban plissé de soie noir.
Les hommes, eux, portent un pantalon noir a pont orné de quelques boutons dorés, une chemise blanche au col noué par un ruban noir, un gilet rouge a double rangée de boutons représentant l’astre solaire et une courte veste noire. Un chapeau plat en feutre noir a remplacé l’ancien tricorne.

Lors de ses déplacements, le groupe met en avant les différents costumes composant le patrimoine local. En plus de la tenue verte typique de Berstett, il a coutume de présenter d’autres robes protestantes de la meme époque, qu’elles soient rouges, bleues, violettes ou brunes, ainsi que les costumes catholiques des villages environnants. La longue robe rouge catholique est gansée d’un ruban de velours noir. La coiffe est colorée, en tissu fleuri ou écossais.

Tous ces costumes sont portés lors des fêtes de villages ou les dimanches. Nous portons aussi le costume paysan de tous les jours.

Un autre costume très populaire est celui porté par les conscrits. Ces derniers mettent un pantalon blanc, un tablier brodé a leurs initiales, de l’année de leur classe d’âge et du nom de leur village, sans oublier le magnifique chapeau garni de plumes, de fruits et de rubans.

Pour le travail, le paysan aime porter une blouse bleue en lin, brodée aux épaules et aux poignets de points de croix rouges et blancs. La paysanne revet une jupe a corselet en cotonnade sur laquelle elle noue un tablier de lin blanc.
Le Groupe d’Art Populaire a également reconstitué des costumes datant du 18eme siecle. A cette époque, la jupe verte a corselet est en tissu laquée et se porte avec un tablier de lin blanc. Le flore repose sur la petite collerette et le bonnet est rehaussé d’un petit noeud de soie noire qui s’élargira jusqu’a donner la coiffe a grand noeud du 19emesiecle.
Les hommes sont vetus d’une culotte a la française avec des bas blancs et d’un gilet noir fleuri sur une chemise blanche nouée par une lavalliere.
Aux grandes occasions comme un mariage, ils completent cette tenue par une redingote colorée et un tricorne. La mariée, quant a elle, revet un tablier et un casaquin de soie et orne sa petite coiffe d’une couronne de virginité.
La bourgeoisie de ce temps se distingue par des habits plus richement décorés. Les hommes arborent perruque et dentelles et les dames robes a crinoline et bicorne.

À partir de 1902 apparut en Alsace, comme dans toutes les provinces de France, un mouvement ayant pour but la conservation du costume paysan local. Animée par Gustave Stosskopf, une poignée d’hommes et de femmes tous amoureux de notre belle région et de ses riches traditions, se mirent a parcourir la plaine pour fonder les premières sociétés folkloriques. C’est ainsi que le groupe de Berstett vit le jour en 1938 avec l’animation de la grande fête du lundi de Pentecôte à Wissembourg.
En 1950, après l’interruption due a la guerre, les membres du groupe sont devenus successivement acteurs de théâtre dialectal, musiciens, chanteurs, lanceurs de drapeaux, danseurs au gré des générations et des compétences réunies.
À la pointe du mouvement folklorique alsacien dès 1960, le Groupe d’Art Populaire de Berstett conquiert le proche Kochersberg, l’Alsace, la France tout entière, l’Europe et le monde.
Aux travers de ses nombreux voyages, le groupe entretient des amitiés profondes et durables qui aboutissent régulièrement à des accueils de groupes.
Mais aussi de nombreuses destinations en France et au Portugal, à Madère, en Espagne, en Slovaquie, en Pologne, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Angleterre, en Belgique, et bien d'autres encore.

Créé en 1938 dans le but de sauvegarder l'art, les traditions populaires ainsi que le costume folklorique, le Groupe d'Art Populaire de Berstett n'a pas failli à sa mission, bien au contraire.
Portant haut les couleurs de l'Alsace, le GAP Berstett participe à de nombreuse manifestations locales comme par exemple la Streisselhochzeit de Seebach, la fête du vin de Mittelbergheim ou la fête du Houblon de Haguenau.
Egalement, nous représentons l'Alsace régulièrement en Europe en partenariat avec l'Agence de Développement Touristique du Bas-Rhin (ADT) et le Comité Régional du Tourisme (CRT) dans des salons du tourisme (Moscou, Bruxelles, etc.) et des manifestations de promotion de la région Alsace en France et à l'étranger (Marseille, Anvers, Francfort, etc.).
Mais ce qui fait sûrement la fierté du groupe, ce sont ses participations à quelques un des plus grands festivals internationaux existants :
Ses prestations de danse et de musique lui ont valu de nombreux prix et distinctions :
Le groupe se compose d'une section adultes d'une vingtaine de couples de danseurs.
Dès 1983, conscient de l'importance de la transmission de la culture, le groupe a créé u premier groupe d'enfant de 6 à 10 ans. En 1991, une école de folklore avec des enfants de 10 ans a vu le jour ; le collège de Pfulgriesheim est devenu le partenaire de cette école de type associatif avec l'orchestre du collège.
Depuis, la troupe de régénère régulièrement : en 1999, une nouvelle équipe d'enfant fut recrutée ; elle compose une grande partie de l'équipe adulte actuelle.
Actuellement, une nouvelle génération de danseur fait sont entrée dans la cours des grand et intègre progressivement la troupe de spectacle.
L'ambition du groupe, le soutien des familles de Berstett et des villages environnants, mais surtout l'attrait des enfants pour une culture motivante et innovante, permet au groupe de recruter deux classe d'âge en 2009 : 8 couples de 8 à 10 ans et 6 couples de 10 à 12 ans, tout en comptant toujours sur 9 couples d'adolescents de 14-15 ans. Chaque section a son propre programme, spécifique, pour satisfaire les besoins de chacun tout en faisant l'apprentissage des arts et traditions populaires alsaciennes.
C'est grâce à son encadrement artistique performant que la troupe a eu la chance d'atteindre son niveau actuel. En 75 ans d'existence, le groupe a connu :
L'accompagnement musical est assuré par :
Cette grande stabilité a permis de mener à bien de nombreux projets pour les arts et traditions populaires, particulièrement pour la danse.
Parler du costume,
c’est entrouvrir les portes de l’Histoire.
La mode fut d’abord régentée par les lois du 15ème siècle, puis influencée par Strasbourg, ville libre située en terre d’Empire au 16ème et au 17ème siècle ; lors du rattachement de l’Alsace à la France après 1648 elle distinguera les modes à « l’allemande » des bourgeoises et patriciennes et le costume à la « française » de la noblesse. Après la Révolution de 1789, les caractéristiques du costume paysan se fixent progressivement en adaptant ces modes du passé aux nouvelles données économiques et religieuses. Sous l’impulsion du romantisme (entre 1860 et 1900), dans les provinces françaises, comme dans toute l’Europe, on s’intéressera à la culture populaire et à ses modes vestimentaires. L’histoire particulière et mouvementée de l’Alsace de 1870 à 1945 accentuera cette prise de conscience et favorisera le maintien du costume, véritable carte d’identité pour le monde paysan.
Le Kochersberg (comprenant entre autres Truchtersheim, Berstett, Kuttolsheim) comme son voisin, le pays de Hanau, au Nord Est de Saverne (comprenant entre autres Hochfelden, Bouxwiller, Engwiller, Pfaffenhoffen, Offwiller), sont des riches contrées agricoles où le costume paysan s’est développé à partir de 1830 et maintenu jusqu’entre les deux guerres.
Berstett, est un village protestant du Kochersberg ; peuplé de paysans aisés, le costume s’y est conservé jusqu’à la 2ème guerre mondiale. En 1938, à la création du groupe, il a suffit d’ouvrir les armoires des belles fermes à colombage pour y découvrir la richesse de ces costumes.
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